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Émile Verhaeren · Modernismo

Les heures d'après-midi — XX

francés

Hélas! lorsque le plomb des maladies,
Avec mon sang torpide et lourd,
Avec mon sang de jour en jour
Plus torpide et plus lourd,
Coulait, parmi mes veines engourdies;

Lorsque mes yeux, mes pauvres yeux,
Sur mes longues mains pâles
Suivaient, avec hargne, les empreintes fatales
Du mal insidieux;

Lorsque ma peau séchait comme une écorce,
Que je n'avais plus même assez de force
Pour imprimer ma bouche en feu contre ton cœur,
Et baiser, là, notre bonheur;

Lorsque les jours mornes et identiques
Rongeaient ma via avec morosité,
Jamais je n'aurais pu trouver la volonté
Et la force de me dresser stoïque,

Si tu n'avais versé dans mon corps quotidien,
Avec tes mains patientes, douces, sereine,
A chaque heure des si longues semaines,
L'héroïsme secret qui coulait dans le tien.

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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Émile Verhaeren
Título
Les heures d'après-midi — XX
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-heures-d-apres-midi-xx--emile-verhaeren-1aeff4
Cita recomendada
Émile Verhaeren, «Les heures d'après-midi — XX», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-heures-d-apres-midi-xx--emile-verhaeren-1aeff4.html

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