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Émile Verhaeren · Modernismo

Les heures du soir — XXV

francés

Oh! tes si douces mains et leur lente caresse
Se nouant à mon cou et glissant sur mon torse
Quand je te dis, au soir tombant, combien ma force
S'alourdit, jour à jour, du plomb de ma faiblesse!

Tu ne veux pas que je devienne ombre et ruine
Comme ceux qui s'en vont du côté des ténèbres,
Fût-ce avec un laurier entre leurs mains funèbres
Et la gloire endormie en leurs creuse poitrine.

Oh! que la loi du temps m'est par toi adoucie,
Et que m'est généreux et consolant ton songe.
Pour la première fois tu berces d'un mensonge
Mon cœur qui t'en excuse et qui t'en remercie;

Mais qui sait bien pourtant que toute ardeur est vaine
Contre tout ce qui est et tout ce qui doit être,
Et qu'un profond bonheur se rencontre peut-être
A finir en tes yeux ma belle vie humaine.

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Expediente

Autor
Émile Verhaeren
Título
Les heures du soir — XXV
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-heures-du-soir-xxv--emile-verhaeren-3adf26
Cita recomendada
Émile Verhaeren, «Les heures du soir — XXV», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-heures-du-soir-xxv--emile-verhaeren-3adf26.html

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