LE PONTIFE
Phébus, et toi, Diane forestière,
Couple adorable et toujours adoré,
Gloire du ciel, oyez notre prière
Dans ce temps consacré,
Où, révérant les pages sibyllines,
Des chœurs choisis de vierges, de garçons,
Doivent chanter d’éclatantes chansons
Aux dieux des sept collines.
L’lndou, le Scythe, hier encor si hautains,
Attendent qu’il réponde.
La Paix, la Foi reprennent leur essor ;
Vertu, Pudeur osent enfin renaître,
Et l’Abondance, avec sa corne d’or,
Verse à flots le bien-être.
LES GARÇONS
Daigne Phébus, l’archer resplendissant,
Le grand devin, l’ami des Piérides,
Dont la science à l’humain languissant
Rend des forces rapides,
S’il s’intéresse aux sommets Palatins,
Du Latium et de l’Aigle romaine
De siècle en siècle étendre le domaine
Et les heureux destins !
LES VIERGES
Veuille Phébé, sur l’Aventin, l’Algide,
Souscrire aux vœux de nos quindécemvirs.
Comme exaucer la jeunesse candide
En ses parfaits désirs !
LE PONTIFE
C’est bien fêter Apollon et Diane.
Chœurs, soyez sûrs, en quittant ces autels,
Que Jupiter et tous les Immortels
Ont béni votre organe.