CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaThéophile Gautier

Théophile Gautier · Romanticismo

Sonnet X — L'Égratignure

francés

Quand vous vîntes Dimanche en déesse parée,
Avec tous vos rayons éblouir votre cour,
Chacun disait, voyant ce buste au pur contour:
«C'est Vénus de Milo d'une robe accoutrée!»

Mais votre épaule était d'un trait rouge effleurée,
Tel le ramier blanc saigne aux serres de l'autour,
Telle rosit la neige aux premiers feux du jour;
Le carmin s'y mêlait à la pâleur nacrée.

Quelle audace a rayé ce marbre de Paros?
Vous en donniez la faute à l'épaulette étroite,
Mais moi j'en accusais la flèche d'or d'Eros;

Il vous visait au cœur; la pointe maladroite,
(Car le dieu tremblait fort devant tant de beauté).
N'atteignit pas le but et glissa de côté!

21 avril 1869.

Sigue explorando

Por su autor
Théophile Gautier · 313 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca
Para entenderlo
Préface de Mademoiselle de Maupin (Cátedra)

← Sonnet VIII — Les Déesses posentSonnet XI — La mélodie et l'accompagnement →

Expediente

Autor
Théophile Gautier (1811–1872) · Wikidata Q183713
Título
Sonnet X — L'Égratignure
Lengua
francés
Época
Romanticismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-sonnet-x-l-egratignure--theophile-gautier-54717a
Cita recomendada
Théophile Gautier, «Sonnet X — L'Égratignure», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-sonnet-x-l-egratignure--theophile-gautier-54717a.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.