CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaJean Aicard

Jean Aicard · Vanguardias / s. XX

Les ouillères — Prélude

francés

Le blé sec vibre aux moindres brises;
L’olivier met sur les moissons,
Çà et là, des ronds d’ombres grises
Aussi chaudes que des rayons.

Nos coteaux pierreux, où s’étage
La vigne au flanc disjoint des murs,
Sont des escaliers de feuillage
Et des cascades de blés mûrs!

Dans les plaines, par longues lignes,
Les beaux blés, ruisseaux d’or vivant,
Serrés entre le vert des vignes,
S’en viennent à nous—du levant.

Et toujours droites, continues,
Les ouillères, belles à voir,
Ressemblent à des avenues
Pleines de merveille et d’espoir!

Là,—vin et pain,—la vie entière,
Bien avant la cuve et le four,
N’étant encore que lumière,
Coule, belle comme le jour.

Et sur la terre basse ou haute,
Ici, là-bas, toujours, encor,
Cent ruisseaux pareils, côte à côte,
Roulent vers nous la vie et l’or;

Et les pampres marquent les rives
De ces torrents de blé vermeil
Dont chaque jour les sources vives
S’ouvrent là-haut,—dans le soleil!

Sigue explorando

Por su autor
Jean Aicard · 138 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca

← Les Oratoires — PréludeLes paysans — Prélude →

Expediente

Autor
Jean Aicard
Título
Les ouillères — Prélude
Lengua
francés
Época
Vanguardias / s. XX
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-ouilleres-prelude--jean-aicard-7c94c2
Cita recomendada
Jean Aicard, «Les ouillères — Prélude», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-ouilleres-prelude--jean-aicard-7c94c2.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.