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Émile Verhaeren · Modernismo

Les heures du soir — VI

francés

Hélas! les temps sont loin des phlox incarnadins
Et des roses d'orgueil illuminant ses portes,
Mais, si fané soit-il et si flétri—qu'importe!—
Je l'aime encor de tout mon cœur, notre jardin.

Sa détresse parfois m'est plus chère et plus douce
Que ne m'était sa joie aux jours brûlants d'été;
Oh! le dernier parfum lentement éventé
Par sa dernière fleur sur ses dernières mousses!

Je me suis égaré, ce soir, en ses détours
Pour toucher de mes doigts fervents toutes ses plantes;
Et tombant à genoux, parmi l'herbe tremblante
J'ai longuement baisé son sol humide et lourd.

Et maintenant qu'il meure et maintenant que viennent
Et s'étendent partout et la brume et la nuit;
Mon être est comme entré dans sa ruine à lui
Et j'apprendrai ma mort en comprenant la sienne.

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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Émile Verhaeren
Título
Les heures du soir — VI
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-heures-du-soir-vi--emile-verhaeren-e39f00
Cita recomendada
Émile Verhaeren, «Les heures du soir — VI», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-heures-du-soir-vi--emile-verhaeren-e39f00.html

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