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Émile Verhaeren · Modernismo

Les heures claires — XIV

francés

A ces reines qui lentement descendent
Les escaliers en ors et fleurs de la légende,
Dans mon rêve, parfois, je t'apparie;
Jeté donne des noms qui se marient
A la beauté, à la splendeur et à la joie,
Et bruissent en syllabes de soie,
Au long des vers bâtis comme une estrade
Pour la danse des mots et leurs belles parades.

Mais combien vite on se lasse du jeu,
A te voir douce et profonde et si peu
Celle dont on enjolive les attitudes,
Ton front si clair et pur et blanc de certitude,

Tes douces mains d'enfant en paix sur tes genoux,
Tes seins se soulevant au rythme de ton pouls
Qui bat comme ton cœur immense et ingénu,
Oh! combien tout, hormis cela et ta prière,
Oh! comme tout est pauvre et vain, hors la lumière
Qui me regarde et qui m'accueille en tes yeux nus.

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Dónde vive
La Biblioteca

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Autor
Émile Verhaeren
Título
Les heures claires — XIV
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-heures-claires-xiv--emile-verhaeren-0bd53e
Cita recomendada
Émile Verhaeren, «Les heures claires — XIV», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-heures-claires-xiv--emile-verhaeren-0bd53e.html

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