CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaÉmile Verhaeren

Émile Verhaeren · Modernismo

Les heures claires — XII

francés

Au temps où longuement j'avais souffert,
Où les heures m'étaient des pièges,
Tu m'apparus l'accueillante lumière
Qui luit, aux fenêtres, l'hiver,
Au fond des soirs, sur de la neige.

Ta clarté d'âme hospitalière
Frôla, sans le blesser, mon cœur,
Comme une main de tranquille chaleur.

Puis vint la bonne confiance,
Et la franchise, et la tendresse, et l'alliance
Enfin de nos deux mains amies,
Un soir de claire entente et de douce accalmie.

Depuis, bien que l'été ait succédé au gel,
En nous-mêmes, et sous le ciel,
Dont les flammes éternisées
Pavoisent d'or tous les chemins de nos pensées,
Et que l'amour soit devenu la fleur immense
Naissant du fier désir
Qui sans cesse, pour mieux encor grandir,
En notre cœur se recommence,
Je regarde toujours, la petite lumière
Qui me fut douce, la première.

Sigue explorando

Por su autor
Émile Verhaeren · 252 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca

← Les heures claires — XILes heures claires — XIII →

Expediente

Autor
Émile Verhaeren
Título
Les heures claires — XII
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-heures-claires-xii--emile-verhaeren-c55fc3
Cita recomendada
Émile Verhaeren, «Les heures claires — XII», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-heures-claires-xii--emile-verhaeren-c55fc3.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.