CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaÉmile Verhaeren

Émile Verhaeren · Modernismo

Les arbres

francés

Quand les terreaux, déjà roussis et purpurins,
Flamboient, sous les couchants mortuaires d'automne,
On voit, d'un carrefour livide et monotone,
Partir pour l'infini les arbres pèlerins;

Les pèlerins s'en vont, grands de mélancolie,
Pensifs, pieux et lents, par les routes du soir,
Les pèlerins géants et lourds et laissant choir
Leur feuillage de pleurs de tristesse et de lie;

Les pèlerins marchant invariablement,
Toujours, sur double rang, depuis combien d'années?
Toujours, vers l'horizon et ses gloires fanées
Et son insurmontable et despotique aimant;

Les pèlerins, dont les manteaux tout en lumière,
Mordus par le soleil vespéral qui s'endort,
Apparaissent ainsi que des vêtements d'or,
Traînés, dans un chemin d'encens et de poussière;

Les pèlerins, aux vieux sommets houleux et fous,
Que regardent passer, le long de leurs sillages,
De mystiques hameaux et de fervents villages,
Courbés dans la prière et jetés à genoux.

Sigue explorando

Por su autor
Émile Verhaeren · 252 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca

← Le soir tombe, la lune est d'orLes armes du soir →

Expediente

Autor
Émile Verhaeren
Título
Les arbres
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-arbres--emile-verhaeren-c0b328
Cita recomendada
Émile Verhaeren, «Les arbres», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-arbres--emile-verhaeren-c0b328.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.