I
LE LIMAÇON
D'après l'illustre Chose.
L'insénescence de l'humide argent accule
La glauque vision des possibilités
Où s'insurgent, par telles prases abrités,
Les désirs verts de la benoîte renoncule.
Morsure extasiant l'injurieux calcul,
Voici l'or impollu des corolles athées
Choir sans trêve! Néant des sphinges Galathées
Et vers les nirvânas, ô Lyre! ton recul!
La Mort est un vainqueur loyal et redoutable.
Aux vénéneux festins où Claudius s'attable
Un bolet nage en la saumure des bassins.
Mais, tandis que l'abject amphictyon expire,
Éclôt, nouvel orgueil de votre pourpre, ô Saints,
Le lis ophélial orchestré pour Shakespeare.
II
VIRGO FELLATRIX
D'après Laurent Tailhade
La chasuble des Apostoles,
Dans le cristal incendié
Flamboie. Un Coeur supplicié
Attend, Vierge, que tu l'extolles.
D'or fin, la Lune, sous ton pié.
Aux accents des luths, des citoles,
L'Ange, «ceint de saintes étoles»,
Chante l'amour. O filiæ!
Canonique! Mystique! Unique!
Hors du triptyque, ta tunique
Verse l'âme des Paradis.
Toi, la Pudibonde, sans nulle
Macule, j'ouvre la lunule
Des ostensoirs où tu splendis!