A pleine voix—midi soleillant au dehors
Et les chants reposant—les nones sont chantées,
Dans un balancement de phrases répétée
Et hantantes, comme un rappel de grands remords.
Et peu à peu les chants prennent de tels essors,
Les antiennes sont sur de tels vols portées,
A travers l'ouragan des notes exaltées,
Que tremblent les vitraux au fond des corridors.
Le jour tombe en draps clairs et blancs par les fenêtres;
On dirait voir pendus de grands manteaux de prêtres
A des clous de soleil. Mais soudain, lentement,
Les moines dans le choeur taisent leurs mélodies
Et, pendant le repos entre deux psalmodies,
Il vient de la campagne un lointain meuglement.