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Charles Baudelaire · Romanticismo

A Théodore de Banville — 1842

francés

Vous avez empoigné les crins de la Déesse
Avec un tel poignet, qu'on vous eût pris, à voir
Et cet air de maîtrise et ce beau nonchaloir.
Pour un jeune ruffian terrassant sa maîtresse.

L'œil clair et plein du feu de la précocité,
Vous avez prélassé votre orgueil d'architecte
Dans des constructions dont l'audace correcte
Fait voir quelle sera votre maturité.

Poète, notre sang nous fuit par chaque pore;
Est-ce que par hasard la robe du Centaure
Qui changeait toute veine en funèbre ruisseau,

Était teinte trois fois dans les baves subtiles
De ces vindicatifs et monstrueux reptiles
Que le petit Hercule étranglait au berceau?

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Autor
Charles Baudelaire (1821–1867) · Wikidata Q501
Título
A Théodore de Banville — 1842
Lengua
francés
Época
Romanticismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-a-theodore-de-banville-1842--charles-baudelaire-d207fb
Cita recomendada
Charles Baudelaire, «A Théodore de Banville — 1842», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-a-theodore-de-banville-1842--charles-baudelaire-d207fb.html

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