.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Allez, joyeux accents,
Heureux élans
De mes plus tendres chants,
Adoucir les tourments
Et les misères
Prolétaires.
Gais accords d’allégresse,
D’ivresse
Et de bonheur,
Qu’en vous le malheur
Trouve un baume consolateur ;
Et pour qu’enfin s’efface
La trace
Des mauvais jours,
Lyre, mes amours,
Pour le peuple vibre toujours.
Pour la pauvreté,
L’adversité,
Partez, enfants de ma sainte gaîté.
De vos poétiques ardeurs,
Et de toutes les peines,
Des haines,
Le souvenir
Va s’évanouir
Aux émotions du plaisir.
Mélodieux sons,
Douces leçons
Bruyants refrains et naïves chansons,
Souffre, et tais-toi.
Que m’importe à moi,
Chacun son droit, chacun pour soi.
Oh ! prisme enchanté
De piété,
Hymnes d’amour et de fraternité,
Concerts glorieux,
Harmonieux,
Echos d’espoir des peuples malheureux,
Mais après tant de larmes,
D’alarmes,
De maux soufferts,
Jouet des revers,
Le peuple est encor dans les fers :
Oh ! craignez qu’en son âme,
La flamme
D’un feu vengeur
Jusque dans son cœur
Ne porte son foyer rongeur !
Oui, pour que l’effort
De votre accord
Couvre ses cris de vengeance et de mort,
Exige un sang réparateur,
Et faites que l’attente
Constante
Dans l’avenir
Puisse conquérir
Notre auréole de martyr :
D’un bonheur bien sûr
Et d’un ciel pur,
Réfléchissez et la paix et l’azur.