Alerte, alerte, alerte, enfants
.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}De la grande patrie !
Soldats de l’industrie,
Garde à vous ! à vos rangs !
Prolétaires
De toutes terres,
Plus d’agresseurs,
Ni d’oppresseurs,
Mêlons et nos vœux et nos cœurs ;
C’est Dieu qui nous révèle
Ses décrets d’avenir,
Dans une foi nouvelle
C’est lui qui vient tous nous unir.
De ta voix méconnue,
Que l’accent solennel
Porte jusqu’à la nue
Notre religieux appel.
Debout, marchons,
Et dépêchons
Notre zèle !
La terre est belle,
Par nos sueurs
Et nos labeurs
Couvrons-la de fruits et de fleurs ;
Mission glorieuse !
À chaque pas, laissons
Pour la plèbe glaneuse
D’immenses et riches moissons.
Tombez, bastions menaçants.
Balayons d’un vieil âge
Les débris chancelants,
De jours exempts d’orage
Posons les sacrés fondements.
Aux saints transports
De nos efforts,
Tout s’inspire
Naît et respire ;
Sortez, canaux,
Chantiers, vaisseaux,
Du sein de la terre et des eaux ;
C’est qu’il a la voix grande,
Le peuple en ses débats,
Et toujours il commande
Du cœur, de la tête et des bras.
Pour nos populeux bataillons.
Du fruit de nos conquêtes
Nous aurons larges parts,
Chanvre, épis et retraites
Pour nos mères et nos vieillards.
Mais pour qu’enfin
Notre destin
Soit propice
Et s’accomplisse,
Point de retards,
De toutes parts,
Accourez sous nos étendards.
Qu’importent les bannières,
Les partis, la couleur,
Ne sommes-nous pas frères
En honte, en misère, en douleur !