Vierge simple et modeste, hélas ! si jeune encore
Est-il possible de mourir ?
Seize printems à peine embellissaient ta vie,
Déjà mille vertus en présageaient le cours.
Ah ! faut-il Élisa, que la mort t’ait ravie,
Quand pour toi commençait la saison des amours.
Élisa… Mais pourquoi, par une plainte amère,
Sans cesse accuser le destin,
Tout passe, meurt, et telle une fleur printanière,
Elle n’a brillé qu’un matin.
Élisa, cher objet de regrets et d’alarmes,
Repose, dors en paix, ta mère, chaque jour
Vient ici t’apporter le tribut de ses larmes,
Gage trop faible, hélas ! d’un immortel amour.