Elle fut exposée au monstre
APOLLODORE.
Le cavalier Persée.
HÉSIODE.
La Vierge inanimée, hélas! encor vivante,
Liée, échevelée, au roc des noirs îlots,
Se lamente en tordant avec de vains sanglots
Sa chair royale où court un frisson d’épouvante.
L’océan monstrueux que la tempête évente,
Jette à ses pieds glacés l’acre bave des flots
Et partout elle voit, à travers ses cils clos,
Bâiller la gueule glauque, innombrable et mouvante.
Tel qu’un éclat de foudre en un ciel sans éclair
Tout à coup retentit un hennissement clair ;
Ses yeux s’ouvrent. L’horreur les emplit et l’extase;
Car elle a vu, d’un vol vertigineux et sûr,
Se cabrant sous le poids du fils de Zeus, Pégase
Allonger sur la mer sa grande ombre d’azur.
II.
PERSÉE ET ANDROMÈDE.
III.
LE RAVISSEMENT D’ANDROMÈDE.