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Stuart Merrill · Modernismo

O’SulIivan Rua à Marie Lovell

francés

Quand mes bras t’enserrent, j’appuie

Mon cœur sur la beauté

Qui s’est depuis longtemps évanouie du monde :

Les couronnes lourdes de joyaux que des rois ont lancées

Dans de ténébreux étangs, quand leurs armées fuyaient ;

Les contes d’amour dessinés avec des fils de soie

Par de rêveuses dames sur des tissus

Dont s’est engraissé le ver destructeur ;

Les roses que dans les temps anciens

Les dames emmêlaient à leur chevelure

Avant qu’elles ne noyassent les regards de leurs amants

Dans un crépuscule agité de sourds soupirs ;

Les lys froids de rosée que les dames portaient

Au long de plus d’un couloir sacré

D’où s’élevait un encens si ensommeillant

Que seuls les yeux de Dieu ne s’y fermaient pas.

Car ce front obscur et cette main languissante

Viennent d'un pays plus lourd de rêves.

D’un temps plus lourd de rêves que les nôtres.

Et quand tu soupires entre tes baisers.

J’entends aussi soupirer la pâle Beauté

Aspirant aux heures où tout s’évanouira comme la rosée,

Jusqu’à ce que rien ne reste que trônes sur trônes

De séraphins dont chacun méditera, solitaire.

Une épée posée au travers de ses genoux de fer.

Sur ses plus secrets mystères.

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Stuart Merrill
Título
O’SulIivan Rua à Marie Lovell
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-osuliivan-rua-a-marie-lovell--stuart-merrill-c7a9b3
Cita recomendada
Stuart Merrill, «O’SulIivan Rua à Marie Lovell», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-osuliivan-rua-a-marie-lovell--stuart-merrill-c7a9b3.html

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