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Stuart Merrill · Modernismo

Les Chevaux de l’ombre

francés

J’entends les chevaux de l’ombre, secouant leurs lourdes crinières,

Leurs sabots lourds de tumulte, leurs yeux luisant d’un blanc éclat.

Le Septentrion déroule sur eux la nuit lente et insidieuse,

L’Orient dit toute sa joie secrète avant le point du jour,

L’Occident pleure sa pâle rosée et soupire en trépassant,

Le Midi voudrait les couvrir de roses de flamme écarlate.

Ô vanité du sommeil, espoir, rêve, désir sans fin !

Les chevaux du désastre plongent dans l’argile désolée.

Bien aimée, que tes yeux se ferment à moitié, et que ton cœur batte

Sur mon cœur, et que ta chevelure s’épande sur mon sein,

Noyant l’heure solitaire de l’amour en un profond crépuscule de paix,

Et qu’elle me cache leurs crinières secouées et leur tumultueux galop.

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Dónde vive
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Expediente

Autor
Stuart Merrill
Título
Les Chevaux de l’ombre
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-chevaux-de-lombre--stuart-merrill-d2293e
Cita recomendada
Stuart Merrill, «Les Chevaux de l’ombre», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-chevaux-de-lombre--stuart-merrill-d2293e.html

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