Ne craignant point la mort, le bras de la constance
Quant tu chancelleras tes piés rasseurera,
Quant tu tresbucheras plus haut t'eslevera
Te tirant de peril, si le peril t'offence :
Leve toy seulement, haste toy, & t'avance
De gaigner ce dous port, ou quiconque anchrera
D'un visage asseure, jamais ne sentira
Les accidens fascheus d'une injuste nuisance :
Grand de toutes pars les tonnerres souffreus,
Tonnent de tout costé les orages affreus,
Et mille horreurs de mors volent devant ta face ;
Parmy les flots esmeus du monde tempestant
Sans pallir,n ou fremir immobile, & constant
Quant chacun transira, tu vivras en bonace.