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Alfred Jarry · Modernismo

Madrigal (Jarry)

francés

Ma fille — ma, car vous êtes à tous,

Donc aucun d’eux ne fut valable maître,

Dormez enfin, et fermons la fenêtre :

La vie est close, et nous sommes chez nous.

C’est un peu haut, le monde s’y termine

Et l’absolu ne se peut plus nier ;

Il est si grand de venir le dernier

Puisque ce jour a lassé Messaline,

Vous voici seule et d’oreilles et d’yeux.

Tomber souvent désapprend de descendre.

Le bruit terrestre est loin, comme la cendre

Gît inconnue à l’encens bleu des dieux.

Tel le clapotis des carpes nourries

À Fontainebleau

A des voix meurtries

De baisers dans l’eau.

Comment s’unit la double destinée ?

Tant que je n’eus point pris votre trottoir

Vous étiez vierge et vous n’étiez point née,

Comme un passé se noie en un miroir.

La boue à peine a baisé la chaussure

De votre pied infinitésimal,

Et c’est d’avoir mordu dans tout le mal

Qui vous a fait une bouche si pure.

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Alfred Jarry
Título
Madrigal (Jarry)
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-madrigal-jarry--alfred-jarry-ca7dc0
Cita recomendada
Alfred Jarry, «Madrigal (Jarry)», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-madrigal-jarry--alfred-jarry-ca7dc0.html

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