CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaHenriette Bourdic-Viot

Henriette Bourdic-Viot · Romanticismo

Madame de Bourdic-Viot

francés

En vain du temple de Mémoire,

Muse, tu me promis l’accès ;

En vain quelques instans de gloire

Flattèrent mes premiers succès :

Ces riens, ces stériles merveilles

D’un auteur flétri par les veilles,

Qui pour vivre meurt en détail ;

Ces courts honneurs d’un long travail :

Ces éloges, cette couronne,

Le faux éclat qui l’environne,

Ont-ils satisfait mes désirs ?

L’épine croît où le laurier repose ;

C’est à Paphos que naît la rose,

La rose, emblème des plaisirs.

Dis-moi, trompeuse enchanteresse,

Si dans les antres du Permesse

J’avois perdu mes premiers ans,

La gloire, ce prix des talens,

Vaut-elle un jour de la jeunesse,

Une fraîche nuit du printems ?

Mais non, je veux, flatteuse idole,

Qu’au gré de tes vœux on immole

Ses jeunes ans et ses amours,

Pour s’assurer un nom frivole

Dans l’hiver de ses derniers jours :

Le vol de tes constantes ailes

Jusques aux voûtes éternelles

Eut-il porté mes pas heureux ?

Non, muse, cet essor rapide

N’est point fait pour l’aile des jeux :

Voit-on la fauvette timide

Élever son vol jusqu’aux cieux ?

Écho léger du badinage,

Sa voix n’a que de tendres sons ;

Il suffit à son goût volage

De répéter dans le bocage

L’air négligé des folâtres chansons.

Autour d’une molle cadence

Quelques vers pliés par l’aisance,

Enfans légers d’un doux loisir,

Ne sont pas nés dans l’espérance

De vivre un jour dans l’avenir.

Pensant peu, respirant sans cesse

Les douceurs du désœuvrement,

Je n’ai pas cru que la justesse

Fût nécessaire à l’agrément ;

Non, la beauté de la paresse

Naît du plus simple ajustement.

Dans la peine le goût s’émousse ;

Un pinceau foible se courrouce

S’il est trop long-tems corrigé :

Le mien ne peint qu’en taille-douce ;

Mes Graces sont en négligé :

Ainsi, la bergère naïve

Dédaigne les vains ornemens ;

Son esprit est sa gaîté vive ;

Ses attraits sont des sentimens.

Le goût embellit Deshoulière ;

Le peintre de la volupté,

Chaulieu, d’une touche légère,

A peint pour l’immortalité.

S’il est un art pour les Apelles,

Il en est un pour les Mignards ;

Loin des lis et des immortelles

Les fougères sont assez belles,

Et méritent quelques regards.

Oui, muse, je pourrois peut-être

Aux lieux où le ciel m’a fait naître

Trouver des lecteurs indulgens ;

Aux essais de mes jeunes ans

Albertine a daigné sourire ;

Mais quand ces vers, fruits d’un moment,

Ou du caprice, ou du délire,

Seraient accueillis dans l’empire

Des graces et de l’enjoûment,

Muse, que de peines réelles

Suivroient ce dangereux honneur !

Par des angoisses éternelles

Peut-être j’expîrois un moment de faveur

Vois-tu ces tribunaux bizarres

Et ces philosophes barbares

Citer les talens à leur cour,

Comme si, pour voir le grand jour,

Les Ris accouroient à leur siége,

Ou qu’il fallût un privilége

Aux fugitives de l’Amour !

Ils voudroient aux règles sévères

Asservir mes rimes légères,

En effacer ce peu d’appas,

Cet air libre et vif de l’aisance,

Ces couleurs de la négligence

Faites pour les yeux délicats.

Du moins si par une loi sage

On avoit réglé le partage,

Le département des écrits :

Qu’on laissât les doctes fadaises

A nos pédans, à nos Saumaises ;

Aux petits-maîtres étourdis,

Les historiettes nouvelles,

Les anecdotes des ruelles

Et les affiches de Cypris ;

Alors les Gressets, les Voltaires

Ne seroient lus que des Plaisirs ;

Leurs chansons vives et légères

Seroient le code des bergères

Et l’ame de tous leurs désirs.

Mais puisque l’envie à l’œil louche,

Que la critique âpre et farouche

Versèrent sur eux leurs poisons,

Bien plus sensible à leurs disgrâces

Qu’éprise des fleurs dont les Graces

Parent leurs écrits et leurs noms,

Je reste dans ma solitude ;

J’y trouve ma tranquillité ;

Un sort exempt d’inquiétude

Vaut mieux que la célébrité.

L’ombre s’accroît, et le silence

Descend de la voûte des cieux ;

Le jour fuit, et la nuit commence.

Règne avec elle dans ces lieux,

Sommeil ; aux loisirs studieux

Fais succéder la nonchalance

Et le repos voluptueux.

Tu m’entends.... déjà la paresse

Couronne mon front de pavots ;

En touffe de fleurs la mollesse

S’enveloppe dans mes rideaux,

Et, cédant au dieu qui la presse,

Tombe et s’endort sur mes pinceaux.

Des vers faits aisément sont rarement aisés.

Il est des femmes beaux-esprits ;

À Pindare autrefois, dans les jeux Olympiques,

Corinne des succès lyriques

Très-souvent disputa le prix.

Pindare, assurément, ne valoit pas Voltaire ;

Corinne valoit mieux que moi ;

Qu’il faudroit être téméraire

Pour entrer en lice avec toi !

Mais je le suis assez pour désirer de plaire

A l’écrivain dont le goût est ma loi.

Si tu daignois sourire à mes ouvrages,

Quel sort égaleroit le mien !

Tu réunis tous les suffrages,

Et moi, je n’aspire qu’au tien.

Vous n’êtes point la Desforges-Maillard :

De l’Hélicon ce triste hermaphrodite

Passa pour femme, et ce fut son seul art ;

Dès qu’il fut homme, il perdit son mérite.

Vous n’êtes point, et je m’y connois bien,

Cette Corinne et jalouse et bizarre

Qui par ses vers, où l’on n’entendoit rien,

En déraison l’emportoit sur Pindare.

Sapho, plus sage, en vers doux et charmans

Chanta l’amour ; elle est votre modèle,

Vous possédez son esprit, ses talens ;

Chantez, aimez : Phaon sera fidèle.

Toi qui séchas souvent mes larmes,

Amitié, je t’implore en vain ;

Mon cœur, insensible à tes charmes,

S’agite et cède à son destin ;

Le feu secret qui le consume

N’est point l’ouvrage de l’amour ;

La flamme qu’un enfant allume

N’auroit pas duré plus d’un jour.

Mon esprit est dans le délire,

Je cherche ce que je veux fuir ;

Quand je veux parler, je soupire,

Tout m’attriste, jusqu’au plaisir ;

Si parfois la raison m’éclaire

Sur le danger qui me poursuit,

C’est comme une vapeur légère

Que le souffle du vent détruit.

Quel est donc ce charme invincible

Qui fait et défait mon bonheur,

Qui, tour à tour, doux et terrible,

Caresse ou déchire mon cœur ?

Les arbres perdent leur parure,

La rose meurt chaque printemps ;

Mais les saisons et la nature

Ne changent point mes sentimens.

Objet qui causes ma souffrance,

Toi qui m’enlèves mon repos,

Toi qui défends à l’espérance

De venir soulager mes maux ;

Tu t’abuses si tu peux croire

Me rebuter par ta froideur :

La constance est comme la gloire ;

Elle grandit dans le malheur.

Ta victime, proscrite, errante,

Ira, de climats en climats,

Fatiguer de sa voix mourante

L’écho que tu n’entendras pas :

Quelques remords pourront, peut-être,

Un jour te ramener vers moi ;

Et, lorsque j’aurai cessé d’être,

Tu me croiras digne de toi.

Marquis, je ne vois pas comment

Dans cette cité misérable,

Où le plaisir est un tourment,

Dont la fatigue nous accable,

Tu peux trouver quelque agrément.

Des désœuvrés de nos ruelles

Préférerois-tu les pavots

Aux fleurs, aux plantes immortelles

Dont Mars ceint le front des héros ?

Voudrois-tu, tristement tranquille,

Des invalides de la ville

Grossir le cortège ennuyeux ?

Je sais qu’il est sur cette rive

Une belle à deux yeux mourans

Qui, sur la foi de tes sermens,

Rappelle ton ame captive

A ses premiers engagements.

Mais quoi ! le cœur d’un militaire

N’est avec nous que volontaire

Et ne suit que ses goûts changeans.

Si quelquefois, quand Mars repose,

Vénus a des soins obligeans.

Elle a le destin d’une rose,

Qu’on oublie avec le printemps :

Tels, appelés par la victoire,

On a vu nos jeunes guerriers

Quitter les amours pour la gloire,

Et le myrte pour les lauriers.

Tous les peuples ont leur génie ;

Le nom sacré de la patrie

Transporte l’ame de l’Anglais ;

Le Suisse commerce la vie ;

Du Batave dans ses marais

Plutus anime l’industrie ;

La volupté toujours en paix

Séduit l’indolente Italie ;

La gloire entraîne le Français ;

Elle seule est la récompense,

Le plus doux prix de ses travaux ;

Gloire, c’est à toi que la France

Doit le grand homme et le héros !

Laissez-moi mes pompons, mes nœuds et mes aigrettes,

J’aime à symétriser tous ces colifichets ;

Pour créer tous ces riens les femmes furent faites :

La mode dans leurs mains a remis ces hochets.

Ne nous disputez point ce frivole avantage

D’arranger avec art un chiffon élégant :

Le soir, dans un souper charmant,

(Car c’est là notre aréopage)

Nous recevons le prix de ce joli talent ;

Il sait nous attirer l’hommage

Du petit-maître et du pédant,

Et fait parfois tourner la tête au sage.

Je crois que le sexe jaseur

Ne doit pas envier le suffrage trompeur

Du fameux temple de mémoire :

Sapho, par son luth enchanteur,

Ceignit son front des lauriers de la gloire

Et du léger Phaon ne put fixer le cœur ;

Que gagne-t-on à vivre dans l’histoire ?

Élisabeth fut roi ! voyez le grand bonheur !

Christine, bien moins vaine et bien plus sage qu’elle,

Sous le poids de la dignité

Se lassant de plier une tête rebelle,

Sut abjurer la royauté,

Et renonçant sans peine au titre d’immortelle,

Elle jouit en paix des droits de la beauté.

Le zéphir, par sa douce haleine,

Vient caresser les fleurs qui croissent dans nos champs ;

Le rossignol, par ses accords touchans,

Fait retentir et les monts et la plaine ;

Vous faites des vers séduisans :

Chaque être cède au penchant qui l’entraîne.

Dans le cristal d’une eau claire,

Un jour pinçon se mira :

Que d’attraits ! comme il va plaire !

Quelle beauté sera fière,

Quand pinçon se montrera ?

Pour qui sera son hommage ?

Pour qui, dit-il ? quelle erreur !

Croit-on que pinçon s’engage ?

C’est aux belles du bocage

À se disputer son cœur.

Il prend l’essor, il s’élance,

Va de buisson en buisson

Étaler son élégance :

Mais, voyez l’impertinence !

Linotte siffle pinçon.

En vain il crie à fauvette :

Regarde, remarque bien

Ce plumage, cette tête !

Ah ! la surprise est complette ;

Fauvette n’admira rien.

Aussi quelle fantaisie !

Fauvette a-t-elle des yeux ?

Les moineaux sont sa folie.

Les moineaux ! Ah ! je parie,

Philomèle en juge mieux.

Le voilà donc auprès d’elle.

Vite, au phœnix des oiseaux,

Rends hommage, Philomèle :..

Gloire, chanta cette belle,

Honneur au phœnix des sots !

Quelqu’un me dira, peut-être,

Sans doute il se corrigea.

— Non, non, c’est mal le connaître ;

Pinçon était petit-maître :

Pinçon jamais ne changea.

Y pensez-vous, jeune Thémire ?

Quoi ! dans l’âge heureux des désirs,

Vous oseriez adopter le délire

D’une dévotion qui défend les plaisirs ?

Vénus se plaint, l’Amour soupire ;

Les Grâces pleurent sur ces nœuds

Que votre main brûle et déchire.

Quel zèle ennemi vous inspire ?

Eh quoi ! faut-il, pour plaire aux dieux,

Qu’on se dépare et s’enlaidisse ?

Exigent-ils le sacrifice

Des attraits que l’on reçut d’eux ?

Il fut un tems où, moins sévère,

Votre doctrine étoit l’amusement ;

Delille, votre bréviaire ;

Votre morale, un sentiment.

Mais, hélas ! quel revers funeste !

Et que le tems est bien changé !

Votre beauté seule vous reste ;

Aux amours vous donnez congé.

Le chapeau cède à la cornette ;

Plus de boudoir, plus de toilette ;

Le miroir même est négligé.

Vos jolis vers, dans le sein du mystère,

Sont désormais ensevelis ;

Massillon succède à Voltaire,

Et Bourdaloue aux jeux, aux ris…

Ah ! croyez-moi, quittez ce ton sévère ;

Retournez encore à Cythère ;

Vous aurez pour temple un berceau,

Vénus pour pénitencière ;

Pour oracle, le chalumeau

Du berger qui saura vous plaire ;

De tendres chansons pour prière.

Et pour peine….. un désir nouveau.

Vous dont j’ai trop chéri l’empire,

Déités de mes jeunes ans,

Muses, reprenez votre lyre :

Je vais à des dieux plus charmans

Porter mes vers et mon encens.

L’amour est un plus doux délire ;

Vous m’égarâtes, il m’inspire :

Lui seul remplit tous nos momens :

C’est par lui que le cœur désire ;

Lui seul est l’intérêt du temps.

Près des biens dont sa main dispose,

Que les fleurs du sacré vallon,

Que les lauriers sont peu de chose !

L’épine croit sur l’Hélicon :

C’est à Paphos que naît la rose.

Hélas ! dans l’âge du désir,

Muses, faut-il qu’on vous immole

Des jours destinés à jouir ?

Qu’importe une gloire frivole ?

L’éternité de l’avenir

Vaut-elle un moment qui s’envole ?

Dans ce gouffre où tout va finir,

Voyez tomber et s’engloutir

Talens sublimes, noms célèbres ;

Rien sur ces profondes ténèbres

Ne surnage que le plaisir ;

Et tandis qu’il vient me sourire,

Tandis qu’à son souffle enchanteur,

Mon cœur se ranime et respire,

Le feu doux et pur du bonheur ;

J’irois, esclave dans vos chaînes,

Vivre dans un antre écarté,

Mourir en détail dans les peines

D’une triste célébrité !

Tranquille enfin sur le rivage,

J’irois encor chercher l’orage,

Braver les dédains, le mépris

D’un public injuste et volage,

Exposer mes frêles écrits

Aux fureurs d’un censeur sauvage !

Non, il est temps d’être plus sage :

Cachons-nous sous l’aile de jeux ;

Laissons à Verdier l’avantage

De charmer un jour nos neveux.

Écrire et plaire est son partage ;

Mon sort sera moins glorieux ;

Mais pour être heureuse à mon âge,

A-t-on besoin d’un nom fameux ?

Muses, reprenez votre lyre.

Je vous dis adieu pour toujours ;

J’aime, et mon cœur et les amours

Bien mieux que vous m’apprendront à le dire.

Vante qui voudra le vieux tems !

L’âge d’or est l’âge où nous sommes :

Nous avons fort peu de grands hommes ;

Mais nous avons des fous charmans,

De jolis roués de vingt ans,

Des petits maîtres de soixante.

Honneur à la race présente !

Ce n’est plus tous ces preux errans,

Ces paladins si fiers, si francs ;

Ce n’est plus ces bonnes grand’ mères,

N’ayant que griffes pour les gens,

Et les montrant pour des misères ;

Nous avons bien d’autres manières,

Des procédés plus amusans.

Ah ! grace aux dieux, tout est en France

D’une honnêteté, d’une aisance !

Nos belles ne font plus languir

Dans les siècles de l’espérance ;

Le roman est prêt à finir

Au moment même qu’il commence.

Nous avons l’éclair du plaisir,

Les bluettes, l’effervescence ;

On rit de l’antique constance ;

Tout s’abrège jusqu’au désir :

On s’étoit pris sans conséquence,

On se quitte sans se honnir :

Aussi, quels nœuds et quelle flâme !

C’est un concert délicieux.

Tout chevalier, selon ses vœux,

Peut, sans encourir aucun blâme.

Vingt fois le jour trahir ses feux :

On n’en meurt pas..... Sa chère dame

Le lui rend vite..... et c’est tant mieux !

D’honneur, ce procédé m’enchante !

Tous ces petits arrangemens

Forment une scène piquante.

Font du jour les tableaux charmans

Et la chronique intéressante :

Il nous faut des événemens ;

Tout est pour nous comme le temps.

Nos mœurs en ont les mouvemens

Et la mobilité constante.

Tel qu’il est dans ses goûts changeans,

J’aime ce monde à la folie ;

Je suis comme à la comédie ;

Quelquefois, même à mes dépens,

Je permets fort bien qu’on m’ennuie.

Un sot a l’intrépidité

De se trouver en comité

Avec l’esprit et le génie ;

Que faire ? il veut être écouté,

Il veut donner signe de vie.

Avec mon cœur toujours d’accord,

Excuser tout est ma manie :

A mes yeux personne n’a tort ;

Rien ne m’aigrit, rien ne m’offense ;

Je vois avec indifférence

Des fats outrant l’impertinence,

Des nains qui cherchent la grandeur,

Des Midas jouant l’importance,

Des prudes sans mœurs, sans décence,

D’honnêtes femmes sans honneur.

Pourquoi verrai-je avec humeur

Rouler ce monde sublunaire

Dans l’inconséquence et l’erreur ?

Quel qu’il soit, il est ma chimère ;

C’est une épine avec sa fleur.

Sigue explorando

Por su autor
Henriette Bourdic-Viot · 12 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca

← BOURDIC-VIOT (Marie-Anne-Henriette Payan de L’Étang de)Marquise d’Antremont →

Expediente

Autor
Henriette Bourdic-Viot
Título
Madame de Bourdic-Viot
Lengua
francés
Época
Romanticismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-madame-de-bourdic-viot--henriette-bourdic-viot-697042
Cita recomendada
Henriette Bourdic-Viot, «Madame de Bourdic-Viot», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-madame-de-bourdic-viot--henriette-bourdic-viot-697042.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.