Jeune écrivain, si la misère pousse
Au désespoir ton cœur endolori,
Comme un baiser ma voix se fera douce
Pour ranimer ton courage flétri.
Dieu de tes maux interrompra la chaîne ;
Va, ne crois pas à la fatalité.
Presque toujours le plaisir suit la peine….
.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Luttons contre l’adversité !
Tu crois la mer sans fond et sans rivage,
Et tu pâlis ? Mais peut-être demain
Ton œil ravi signalera la plage :
Nouveau Colomb, va, poursuis ton chemin.
Marche, poëte ! aux sources d’harmonie
On puise un nom pour la postérité.
Toujours la gloire est fidèle au génie !
Luttons contre l’adversité !
Vois en avril la terre triomphante
Baigner ses flancs dans l’espace vermeil ;
Elle conçoit, elle couve, elle enfante
De nouveaux fruits aux baisers du soleil.
Viens dissiper l’obscurité profonde
De l’égoïsme et de l’impiété ;
Viens à tes chants réchauffer ce vieux monde !
Luttons contre l’adversité !
Frêles roseaux ballottés par l’orage,
Roidissons-nous contre notre douleur ;
À la sagesse unissons le courage
Pour opposer une digue au malheur.
Le désespoir, en soufflant ses vertiges,
Menace-t-il notre fragilité,
Pour résister entrelaçons nos tiges !
Luttons contre l’adversité !