L'un se plaint que la mort d’une belle victoire
Luy romt injustement le filet dans la main,
L'autre quelle retient le cours de son dessein,
Esteignant le flambeau de sa naissante gloire ;
L'Escrivain est fasché de laisser son histoire
Imparfaitte au lecteur, le pere trop humain
De laisser ses enfans, quant à moy je ne crain
En quel tems j'aille choir dessous la tombe noire
Je veus que l'on agisse & travaille tousjours,
Et que la mort me treuve en feuilletant mon cours
Mais ne me souciant ny de mes loys ny d'elle.
Nous naissons pour agir, & tel est mon avis
Que l'homme valeureus de louange ravis,
Doit mourir au milieu d'une entre-prise belle.