De ton aire azurée, aiglon, ô toi qui planes
Vers le couchant rougi de vapeurs diaphanes.
.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Où meurt le soir l’Arc chanté par Hugo ;
De la vieille cité qu’il aime en son beau rêve,
Habitant de la morne grève,
Ô toi qui dois bien entendre l’écho
Des générations que le temps nous enlève ;
Oh ! dis-le-moi, poëte, où sont donc ces gentils,
Fléau des opulents, qui mettaient en périls
Les jours de la fière noblesse ?
Salmigondis d’opprobre et de richesse ;
De lèpre tout couverts, braves autant que vils,
Ardents en aimant la paresse ;
Oh ! dis-le-moi, les Truands, où sont-ils ?
Aux mêmes accidents du type disparu,
Que le romantisme regrette,
Et dont par lui le renom s’est accru.
Mais le travail est saint, sainte est la dure peine !
Comment donc se fait -il qu’une ulcéreuse haine,
Qu’un vil mépris, qu’un poignardant dédain,
Fermentent chez les fils des races opulentes,
Pour toi, peuple, aux larmes brûlantes
Que tu répands sur ton rude chemin ?.mw-parser-output .ws-pge{position:absolute;z-index:2;bottom:0;right:0;text-indent:0}.mw-parser-output .ws-pds-dots{position:relative;z-index:2;background-repeat:repeat-x}
Le génie infernal qu’on croyait éternel.
Ô mon Dieu ! ta sainte réponse
À mes douleurs est un cri paternel.
Je raille, diras-tu, quand ce mot : suicide !!!
Sillonne ma pensée. Oui ! de repos avide,
J’envie, ami, ceux qui furent si forts :
Ils sont tous délivrés, eux, dont le grand exemple
Devrait être admiré. ― Contemple,
Ô mon ami, leurs si nobles efforts ;
Éloignés de leur Dieu, tous sont rentrés au temple
Qu’avec amour ses mains érigent à ses fils.
Que vous êtes heureux, esclaves affranchis !
Vous n’entendez plus sur vos têtes
Des sarcasmes poignants les horribles tempêtes
Que lancent sur la nôtre un essaim trop affreux
De tyrans aussi vils que bêtes ;
Vous les plaignez, et vous priez pour eux !
À l’âme chaste, au cœur vaste et géant,
Infiltra dans mon âme un peu de son fluide,
Qui tendre comme lui me fait croire à son Dieu,
Résigné comme un Christ, et Truand quelque peu ;
Plus fort que moi, fort comme un chêne,
Vers l’avenir dans ses bras il m’entraîne.
Son cœur aimant, navré, de coups d’ongles couvert,
Pour alléger ma lourde chaîne,
Sait me montrer au loin le ciel ouvert.
Lentement ; et l’âme soumise
Au sort affreux qui sans fin martyrise
Ces malheureux Truands dont je suis commensal.
Ô port divin, terre promise,
Paîrais-je trop ton bonheur sans égal ?
ENVOI.