.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Ô muse follette,
Joyeuse, coquette,
Ma lyre muette
Attend ton secours.
Du luth prolétaire.
Brillante et légère,
Cache la misère
Sous tes frais atours
Ah ! protége toujours
Ses chants d’espoir et ses amours.
Non, plus d’arche d’alliance,
Plus de symbole de foi ;
Tous ces gages d’espérance
Que pourraient-ils donc sans toi ?
Naguère alors qu’au milieu des alarmes
La mort volait à la voix d’un tyran,
L’amour sacré de la famille en armes
Nivelait tout, la fortune, le rang.
Ces temps n’ont eu qu’une aurore.
Ah ! pour bercer notre erreur
Et nous faire croire encore
À la patrie, à l’honneur,
Écoute encore : entends-tu de nos villes
Le bruit si doux, du travail et des arts ?
Sous des haillons vois ces enfants débiles
Créer palais, et temples, et bazars.
Mais cache bien le déboire
Que garde un arrêt fatal
Qui pour prix de tant de gloire
Leur réserve…. l’hôpital….
Ô muse follette,
Joyeuse, coquette,
Ma lyre muette
Attends ton secours.
Du luth prolétaire,
Brillante et légère,
Cache la misère
Sous tes frais atours
Ah ! protége toujours
Ses chants d’espoir et ses amours.