Combien, aussi, l’ont trop tôt vue, et trop longtemps,
Et ne meurent qu’après les jours, désenchantants !
Ah ! mieux vaut repartir aussitôt qu’on arrive
Que de le voir faner, nouveauté de la rive !
Mon étreinte est pour toi d’une telle douceur
Parce que l’Étrangère est encore dans la Sœur !
Tu n’auras pas connu cette tristesse grise
De l’idole avec qui l’on se familiarise ;
Je garde du lointain, par lequel je te plus ;
Et tes yeux se fermant pour ne se rouvrir plus,
Tu me verras toujours, sans ombre à ma lumière,
Pour la première fois, toujours pour la première !