.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Chansonnier, ta poétique ardeur
Peut donner un baume à la souffrance,
Songe bien que pour le travailleur
Un refrain d’espérance
Est presque du bonheur !
Sur les maux par l’homme enfantés
N’arrête pas nos regards attristés.
D’une teinte couleur de rose
Retrempe notre esprit morose,
Et que ta muse aux frais atours,
Ainsi que la fauvette, annonce les beaux jours !
À l’adolescent qui t’écoute
Ne laisse pas l’ombre du doute
Sur le bien-être universel
Qui jaillirait d’un accord fraternel ;
Car si ta sombre prévoyance
Éveille en lui la défiance,
L’égoïsme en sera le fruit :
Quand il est trop froissé le cœur se rétrécit.
N’irrite pas de vieilles haines
Contre les grandeurs souveraines,
Tant de dévoûments superflus
Nous font compter des victimes de plus.
Provoque au progrès des lumières
Ces âmes ardentes et fières,
Et nous montrant des temps meilleurs,
Change un réseau de fer en un réseau de fleurs !