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Joséphin Soulary · Modernismo

1876 — La Succube

francés

Ta langue à tout jamais doit-elle être scellée,

O sphinx ! Et contre toi n’est-il aucun recours ?

Du point noir d’où je viens au but sombre où je cours

Je sens ta force occulte à tous mes pas mêlée.

Sous les traits d’une femme elle s’est révélée,

L’obsession fatale aux réseaux doux et lourds,

Cauchemar de mes nuits, délire de mes jours,

Qui met enfer et ciel dans mon âme affolée.

Strige aux mordants baisers, vierge au bras caressant,

La cruelle a mangé mon cœur, sucé mon sang,

Et bu jusqu’en mes yeux les larmes que je pleure.

Être ainsi n’est pas être ! — O raison ! sauve-moi !

Vois ! je voudrais sa mort, et je crains qu’elle meure ;

Mais comment mourrait-elle, ayant ma vie en soi ?

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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Joséphin Soulary
Título
1876 — La Succube
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1876-la-succube--josephin-soulary-a1ac1f
Cita recomendada
Joséphin Soulary, «1876 — La Succube», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1876-la-succube--josephin-soulary-a1ac1f.html

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