CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaAlbert Mérat

Albert Mérat · Modernismo

Quelques pages avant le livre

francés

Pour changer l’air un peu des lieux où je respire,

Je n’ouvrirai pas Dante ou Hugo, ni Shakspeare ;

J’ouvrirai ma fenêtre et je regarderai

Les platanes, les fleurs qui peuvent à mon gré

Faire l’ennui moins lourd et l’heure plus clémente.

Même dans les jardins la nature est charmante ;

C’est la feuille toujours ainsi que dans les bois,

Et la lumière met aux choses que je vois,

La lumière d’ici, fine, discrète et tendre,

Des musiques que j’aime et que je sais entendre.

TROIS PAYSAGES DU LUXEMBOURG

I

LES CYGNES.

A mon ami Alphonse Saladin.

Tu ne vaincras pas par ce signe

D’avoir du ciel dans les regards,

Ou, dans une mare à canards,

D’être l’apparence d’un cygne.

Un cygne se voit dans le soir,

C’est plus blanc que les tourterelles ;

— Ne chante pas, cache tes ailes,

Que l’on ne puisse pas les voir.

C’était joli, ces ailes blanches

Sur l’eau dormante du bassin…

Tu n’avais pas d’autre dessein,

Forme de grâce qui te penches

Ou te redresses, puis encor

Te courbes en de belles lignes,

Comme on fait des strophes insignes

Avec des mots de pourpre et d’or,

Devant les princesses de France,

Que d’être noble et d’embellir

Ce jardin où l’on vient cueillir,

Quand on est jeune, l’espérance.

II

LES LAURIERS ROSES.

A mon ami Jacques Murray.

Nos jolis climats moroses

N’ont qu’un été raccourci ;

Hélas ! ce n’est pas ici

Le pays des lauriers roses.

Quand le soleil, aux bourgeons

Plus indulgent, les desserre,

On répare dans la serre

La caisse aux verts badigeons ;

Et c’est plus tard, quand leurs branches

Vêtissent les marronniers,

Que de vagues jardiniers

Portent entre quatre planches,

Pour leur faire prendre un peu

L’air, ainsi qu’à des phtisiques,

Les lauriers près des musiques

Militaires de ce lieu ;

Eux qui, dans le ciel qui brûle,

Tendent le baiser vermeil

De leurs lèvres au soleil

Du Pinde ou du Janicule.

III

NUIT D’ÉTÉ.

A Madame René Samuel.

Sur le vieux parc et sur la nuit,

Je laisse ouverte ma fenêtre ;

L’été me berce et me pénètre,

Calmant la peine qui me suit.

L’ombre est claire, presque lactée :

La fontaine de Médicis

Se perd en contours indécis ;

Et je ne vois plus Galatée.

La lune monte lentement ;

Au ciel un peu de bleu persiste ;

Et l’astre, divin coloriste,

Teint de perle le firmament.

Pas une feuille ne remue

Dans les hauts platanes, qui font

Au groupe de marbre un plafond

Dont l’ombre grandit l’avenue.

Dans cet immobile tableau

Luit, doux et fait de paix profonde,

Pour que la terre au ciel réponde,

Un reflet de lune sur l’eau.

L’ÉCROULEMENT DU CAMPANILE.

A mon ami Paul de Frick.

Parler de mon écroulement

Quand l’adorable Campanile

De Saint-Marc croule en ce moment

Serait vanité juvénile.

O mon écroulement, tais-toi

Devant cette chute bien pire :

Une merveille, plus que moi,

Vaut l’intérêt que je m’inspire.

Le vieil autrefois radieux,

La lumière des marbres roses,

Regret et gloire de mes yeux,

O mon âme, revois ces choses !

Revois dans la blancheur du soir,

Sur les coupoles de Saint-Georges,

Quand mon rêve venait s’asseoir,

La neige vivante des gorges

Des dédicates Corillas,

Blondes comme des friandises,

Que Guardi met en falbalas

Dans les fêtes de ses Venises.

A Madame Charles Simon.

Le cœur gros de leur trahison

(On a le cœur gros à tout âge),

Je n’ai pas voulu davantage

Demeurer dans cette prison.

Je me suis évadé. La route

Est délicieuse d’ici

Au tertre à peine de Passy,

Le long de la ville en déroute,

Qui fuit derrière le bateau,

Boisée et belle, blanche et bleue,

Et dont commence la banlieue

Bien au delà de ce coteau.

L’eau par le ciel illuminée

Reflète le déclin du jour…

Chaque pont recule à son tour :

Voici la route terminée.

Billancourt semble denteler

De feuilles les arches de pierre :

Je ferme à demi la paupière

Et je regarde l’eau couler.

Toute passion est la chaîne

Qui nous tient pâles et rivés,

Fronts bas ou vers le ciel levés :

Je n’ai pas de goût pour la haine.

Je ne puis pas haïr longtemps :

Aimer est beaucoup plus facile.

C’est un sentiment qu’on exile,

Mais qu’ont encor les braves gens.

A mon ami Théodore Maurer.

Comme tout bon faiseur de vers,

Cette page blanche m’excite,

Et, pour aujourd’hui, me suscite

D’aller parler aux arbres verts,

Au silence de la futaie,

Aux plaines blondes près des bois,

Aux saisons dont j’entends la voix,

Aux petites fleurs de la haie ;

Aux mille faces de l’été :

Sourire du matin, sourire

Du soir qui vit et qui respire,

A tout ce qui fait la beauté ;

Ne plus souffrir de la hantise

Du faux, du laid et du méchant,

Et les oublier dans le chant

De la nature qui me grise !

A THÉODORE DE BANVILLE.

Banville, que je vois d’ici,

Viens, bon maître des vers lyriques,

M’aider à mettre mon souci

Au rang des choses chimériques ;

Dis-moi qu’il n’est que d’allier

L’or et l’émail aux pierreries.

Laisse-moi, parfait joaillier,

Voir tes pures orfèvreries.

Les facettes de ton esprit,

Que les dieux firent, sont bien celles

De ce joyau qui me sourit

Et qui jette des étincelles.

Dans l’eau belle des diamants,

Comme par miracle enchâssée,

Je vois, sous des prismes charmants,

La lumière de ta pensée ;

Et tu souris, en polissant

Avec la poudre de tes pierres

Un beau collier éblouissant,

Qui met du ciel sous tes paupières.

POUR FINIR.

I

Vas-tu compter les jours qui te furent mauvais,

Vieux lutteur entêté qui t’obstines à vivre :

Pourquoi ? Parce qu’un peu de lumière t’enivre

Et que l’air était bleu du temps que tu rêvais.

Mais il n’est plus, le temps de tes rêves ; la vie

De stigmates précis a sillonné ton front ;

Ton âme reste haute et n’est pas asservie,

Ta robuste fierté te venge d’un affront.

Cependant, pour avoir pendant bien des années

Marché d’un pied tenace en traçant ton sillon,

Tu n’as pas eu le prix des gerbes moissonnées.

— Au moins tu n’as pas fait de ta pourpre un haillon.

II

Ceux-là sont au-dessous même de ma colère,

Ils sont rampants et vils et n’ont que mon dédain.

Le mépris que j’ai d’eux ne saurait me déplaire,

Mais voici que je souffre et m’attriste soudain.

C’est que des amitiés anciennes me trahirent ;

Je porte mon orgueil outragé comme un faix,

Parce que des amis qui près de moi vieillirent,

Eurent, quand je les vis, le visage mauvais,

Ne me répondent pas et même se détournent,

Honteux de me mentir du geste et de la voix.

Ce sont ces trahisons qui dans le cœur séjournent,

Comme si l’on saignait pour la première fois.

III

Maintenant qu’ils sont là, cloués vifs sur la porte,

Comme l’horreur qu’ils ont des Lettres le comporte,

Et que j’ai fait justice, ainsi que je le dois,

Viens, ma Muse. L’été respire dans les bois.

Écoute la chanson de la source qui chante.

Le poème que fait la lumière m’enchante.

Viens, ma Muse, sourire en me dictant des vers.

C’est le rythme divin qui règle l’Univers,

Et ce sont des accords, ce sont des harmonies

Qui suspendent au ciel les sphères infinies.

UNE SECTION DE L’EXPOSITION DE L’ENFANCE.

SOUVENIR DE 1900.

A Madame F. Wolff.

Allez voir ces choses étranges !

Vous passerez un bon moment.

Casimir-Périer dans ses langes

Est une trouvaille vraiment.

Avant l’âge d’être potache,

Même au maillot, concevez-vous

Un monsieur Leygues sans moustache

Avec des cheveux comme nous !

Cet aigle de la République,

Ce gosse vague et vagissant,

Avait, l’avenir vous l’explique,

La République dans le sang.

Mais, malgré la peine infinie

Qu’on a prise à faire ce choix,

Aucun indice de génie

Avant quatorze ou quinze mois.

C’est très simple, c’est de l’histoire

Toute naturelle en effet ;

La chrysalide de la gloire

Précède l’insecte parfait.

DÉDICACE D’UN LIVRE.

A Madame Delorme (Jane Simon).

Ce petit livre qui sourit,

Accueillez-le par un sourire.

Tout, ou presque tout, peut se dire

Quand une oreille a de l’esprit.

POUR UN ÉVENTAIL.

A Madame Delorme (Jane Simon).

Votre nez petit qui va rire

Bat et se fronce. L’on dirait,

Dans une fête, que Lancret

L’a copié sans vous le dire.

SUR UN CARNET.

I

Nulle ligne encor n’est tracée

Sur ce vélin bientôt noirci.

Dieu me garde d’écrire ici

Ce qu’on appelle une pensée !

II

Comme on choisit à l’étalage

Parmi tant de joujoux divers,

Merci d’avoir choisi des vers

Afin d’amuser cette page.

APRÈS LA LECTURE D’UN HUMORISTE.

L’acier de ton humour est d’une bonne trempe.

Ces lances de l’esprit se tiennent par la hampe,

Non par le bout pointu qui blesserait la main.

Il ne faut pas chercher le trait jusqu’à demain.

Où la contorsion paraît le charme expire.

— Swift et Dickens se sont partagé cet empire.

L’un choisit l’amertume et l’autre la douceur :

Cet humour-ci peut dire à la grâce : « Ma sœur, »

Et, par un tour léger, malgré la différence,

C’est presque aussi joli que de l’esprit de France.

L’homme paraît et meurt ; le marbre luit et tombe.

Sur le cadavre ancien et le débris nouveau,

Avide et se gonflant du sang de chaque tombe,

La terre d’elle-même élève son niveau.

PORTRAIT.

« Sa place est dans un cerisier. »

Ce vers doit rester solitaire.

Si tu veux bien l’apprécier.

« Sa place est dans un cerisier. »

Il s’entend, sans qu’on soit sorcier,

Bonne d’enfant ou militaire.

« Sa place est dans un cerisier. »

Ce vers doit rester solitaire.

SOUVENIR.

Dans un passe-temps très doux,

Volets clos et portes closes,

On peut causer avec vous

De toutes sortes de choses.

Vous parliez, je vous donnais

La réplique, je vous jure,

Et, charmé, je surprenais

Un joli mot d’aventure ;

Et les vers qui font frémir

D’épouvante la pécore,

Vous omettiez de dormir

Pour en écouter encore.

C’est horrible déjà d’être un homme vivant !

Caricature ou simple ébauche, bien souvent

Nous n’avons rien de bon, de beau ni de robuste,

Et nous sommes manqués, âme, visage et buste !

Le plus faible est de droit mangé par le plus fort,

Et ce n’est pas fameux non plus, quand on est mort !

DEUX DÉDICACES DE « LA RANCE ET LA MER »

I

La courbe blonde d’une plage,

Le sourire d’un été clair…

Heureux si l’on entend la mer

Battre le bord de cette page !

II

Je n’ai pas regardé, je me suis souvenu ;

Je faisais reparaître une image effacée,

Et mon vers n’avait plus qu’à suivre ma pensée

Vers un ciel indécis qu’elle avait reconnu.

A HONORÉ DAUMIER.

On connaît dans ses traits touffus

Cette autre Comédie Humaine,

Mais le grand peintre que tu fus,

Daumier, on ne le sait qu’à peine.

Pourtant tu peins loyalement

Dans la lumière belle et chaude,

Et tes ciels sont d’un ton charmant

De lapis fin et d’émeraude.

Tu sais fixer dans leur beauté

Et l’ambiance de la vie

Des scènes de réalité

D’une touche juste et ravie.

Vous rappelez-vous l’escalier

Sur une berge de la Seine ?

La ménagère en tablier,

La fillette… Toute la scène

Est dans le mouvement du bras,

Qui montre que lourde est la charge

Du linge qu’elle vient en bas

De plonger dans l’eau lente et large.

La petite tient le battoir,

Moins pour s’amuser que par aide,

Apprentissage du lavoir,

Sur les marches à pente raide.

La file blanche des maisons

Suit le quai haut et le domine,

Et, beauté de nos horizons,

Le couchant d’or les illumine.

C’est simple, pénétrant et beau ;

Les pauvres gens hantent ton rêve ;

Tu ris d’un ministre nouveau,

Mais ton rire en pitié s’achève ;

Et le grand redresseur de torts,

Don Quichotte, forme insensée,

Fantôme défiant les forts,

Revient sans cesse à ta pensée.

Tu semblés ne te soucier

Que d’ombre et de couleur sonore ;

Et cependant le justicier,

Malgré toi, reparaît encore.

L’accent reprend son àpreté,

Ta mission n’est pas finie ;

Mais c’est quand même la bonté

Qui rayonne dans ton génie.

HIVER.

A mon ami Ernest Prévost.

L’obscur hiver de ses doigts froids

Egratigne le paysage,

Et le ciel a perdu l’usage

De la lumière en qui je crois.

Le gris a beau, presque de perle,

Faire jolis les horizons,

Le flux pâle de nos saisons

Sur mon esprit monte et déferle ;

Et le temps est si loin encor,

Le temps qui recule si vite,

Où mai, dont la voix nous invite,

Dresse ses bois comme un décor ;

Où les yeux fatigués d’écrire

Voient le ciel bleu comme des yeux

Et la terre au sein radieux,

Comme une femme, nous sourire.

Tu veux laisser quelque renom,

Combien de temps, pour combien d’hommes ?

La terre elle-même où nous sommes

Vivra-t-elle ? Tu sais que non !

J’ai perdu le respect comme on perd un peu d’or ;

J’avais pourtant gardé longtemps ce vasselage :

Ce n’est pas que cela disparaisse avec l’âge,

C’est qu’aujourd’hui peu vaut qu’on le respecte encor.

Conféer ou légiférer,

Ces ferrures me sont égales ;

J’ai d’autres bêtes & ferrer :

Je ne ferre que les cigales.

Je regarde et je vois, je vois et je puis rendre

Tant de choses, au point où j’en suis de mes jours ;

Si je veux, je remonte ou je descends le cours

Du temps qui sonne l’heure, et que je sais entendre.

A QUOI BON !

A quoi bon ! ce mot est humain :

La tâche vaine effare et navre.

Mais, si tu l’as dit, ton cadavre

A dû rester sur le chemin.

Le monde, l’infini du livre me fait peur.

J’ai lu pourtant, mais la pensée est innombrable ;

Elle fait presque un dieu de l’homme misérable,

Qu’elle soit un soupçon de lumière, ou l’erreur.

POUR LES CHIENS.

Chiens, mes frères, mes vieux complices,

Vous avez, trop souvent battus,

Plusieurs seulement de mes vices,

Vous avez toutes mes vertus.

A MON AMI THÉODORE MAURER

QUI KIT POUR MOI DEUX BALLADES.

Quand la pointe est de bon aloi,

J’accepte les estafilades…

Pourquoi ferais-je des ballades,

Puisque vous en faites pour moi !

C’est horrible : j’entends sonner

Toutes les heures de ma vie…

Le seul breuvage que j’envie,

Léthé, peux-tu me le donner ?

A LA MÉMOIRE DE CHARLES CROS.

J’ai rouvert aujourd’hui ton Coffret de Santal :

Il garde le parfum de nos jeunes années,

Radieuses, sans rien d’impur, illuminées

Par l’exacte pensée et le rêve idéal.

A MES AMIS DU PARNASSE.

I

Nous nous étions choisis et liés librement,

« Pour rien, pour le plaisir ». Nous ne flattions personne.

Aimer le beau suffit pour que le front rayonne,

Et tout autre souci de la jeunesse ment.

II

Vers les chanteurs divins dont la face est auguste,

Nous avons élevé nos voix avec ferveur

Et bâti de nos mains un temple à leur splendeur.

L’édifice est debout et la base est robuste.

Je suis vieux, mais je sais par des paroles d’or

Faire que la beauté me parle et me réponde ;

Et pour elle ma foi demeure si profonde

Que je garde le droit des caresses encor.

Garde à jamais le don glorieux d’admirer ;

Ne cherche pas querelle à la clarté des roses ;

Reflète le bonheur ou les larmes des choses :

C’est par là que tes vers méritent de durer.

A UN

Qui S’était Permis De M’adresser Quelques Quatrains Pour Railler.

C’est toi, le malheureux qui suas tant pour moi

A faire trois quatrains sombrement imbéciles ;

Tu vois bien que ces jeux ne sont pas difficiles,

A condition d’être autre chose que toi.

UN HOMME D’ESPRIT.

J’ai reconnu de loin la voix de ce pointu,

Et j’ai fui, redoutant à l’égal de la peste

Un sot qui croit sertir l’ïambe et l’anapeste,

Quand il a dit : « Bonjour, comment te portes-tu ? »

A CELUI QUI NE RIT PAS

Je ne sais pas pourquoi ma muse vous sourit,

Vous ne connaissez pas les femmes ni les roses.

C’est pour d’autres que vous que ces fleurs sont écloses,

Et vous n’entendez rien aux choses de l’esprit.

A UN FRONT.

Le front trop grand comme un local abandonné,

Un terrain sans gazon, comme qui dirait vague,

Un caillou blanc et sourd aux chansons de la vague.

Un espace sans borne et cependant borné.

A UN MAUVAIS AUTEUR.

Connais-tu ces fatras que l’on ne peut pas lire ?

On voudrait bien : on a beau faire, on ne peut pas.

Le pied tourne : c’est une entorse à chaque pas ;

Il est pourtant des gens qui purent les écrire !

A UN FACHEUX.

Ta laideur te va bien ; elle va bien à celle

Des visages qui sont sans doute près de toi.

Évite de venir la produire chez moi :

La main me gauchirait au vers que je cisèle.

A UN CRITIQUE.

Oh ! les mauvais vers que tu fis,

Grand pontife universitaire !

Le plus certain de tes profits

Était, critique, de les taire.

LA JUSTICE.

Justice dont on parle comme

Si l’on ne connaissait que toi,

Oh ! combien de lois pour un homme !

Combien d’hommes pour une loi !

A MOI-MEME.

Vois, et regarde hors de toi ;

Pense, efforce-toi de bien dire

Ne ris pas, tache de sourire,

Et paix aux vers de bonne toi

Sigue explorando

Por su autor
Albert Mérat · 29 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca

← Les Violettes

Expediente

Autor
Albert Mérat
Título
Quelques pages avant le livre
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-quelques-pages-avant-le-livre--albert-merat-b4e23e
Cita recomendada
Albert Mérat, «Quelques pages avant le livre», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-quelques-pages-avant-le-livre--albert-merat-b4e23e.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.