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PoetósferaLa BibliotecaJoséphin Soulary

Joséphin Soulary · Modernismo

Les Ironies de la mort

francés

Enfant mal accueilli, comme un fardeau qui gêne,

« O madame la Mort, disais-je, à mon secours ! »

Mais elle : — « Cher baby, j’aime à trancher des jours

Pleins d’azur ; j’attendrai que le ciel t’en amène. »

A vingt ans, rebuté par la beauté hautaine,

« Cette fois, c’en est fait, criai-je à l’autre, accours ! »

Mais elle : — « J’ai souci des cœurs pris à leur chaîne ;

J’attendrai que tu sois aimé de tes amours. »

Plus tard, nouveaux appels (je débutais poète) ;

Mais elle : — « Je fais cas d’un laurier sur la tête ;

J’attendrai qu’on t’imprime et que tes vers soient lus. »

Aujourd’hui, las de tout, je l’implore ; mais elle :

— « Non pas ! ton âme aspire à l’heure solennelle ;

J’attendrai pour venir que tu n’y songes plus. »

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Dónde vive
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Autor
Joséphin Soulary
Título
Les Ironies de la mort
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-les-ironies-de-la-mort--josephin-soulary-5eca61
Cita recomendada
Joséphin Soulary, «Les Ironies de la mort», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-les-ironies-de-la-mort--josephin-soulary-5eca61.html

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