À la pointe du Raz, en plein assaut du vent,
Le pilote a bâti son toit de pierres sèches
Sur un roc balayé de flux par plus de brèches
Qu’un pont désemparé de vaisseau dérivant.
Les jours de grosse mer, debout contre l’auvent
Que l’embrun pluvieux crible d’humides flèches,
L œil au large, le iront tout hérissé de mèches, «
L’ancien croit voir encor fuir le gaillard d’avant.
Et, les nuits, écoutant la brise musicale,
Le marin débarqué pour la dernière escale
Songe qu’il dormait mieux bercé par les grands flots,
Lorsque, étendu sous l’ample envergure des toiles.
Il voyait, à travers les cils de ses yeux clos,
Le navire cingler ad milieu des étoiles.