Ah ! que dis-tu ? Je dis que ceux qui sont heureux
Ont tous cette fenêtre ouverte derrière eux,
Et sentent tous, au froid qui leur souffle sur l’âme,
Qu’ouverte derrière eux la Fenêtre réclame !
Mais tous restent blottis, refusent d’aller voir :
Car ils verraient la nef d’un douloureux devoir
Les appelant loin du bonheur qui les accroche ;
Ou bien, s’il est trop lard, ils verraient le reproche
De tes plis noirs flottant obstinément, remords !
Aussi, dans leurs coussins blottis, ils font les morts ;
Tous, ils veulent garder le cher bonheur, le rêve
Qu’un seul regard jeté par la fenêtre enlève,
Tous veulent ignorer s’ils sont des assassins !…
Faisons comme eux : restons dans les lâches coussins !
Elle l’enlace et se renverse avec lui dans les cousins