De tous ces vains cailloux, de tous ces riches riens,
Manteau, fardeau, sous qui je ploie et deviens blême,
Ô somptueux manteau, tu me sembles l’emblème
D’un autre que je porte et qu’on ne peut pas voir
Et qui me pèse encor,
Elle le laisse glisser de ses épaules à terre.
Et qui me pèse encor, quand je t’ai laissé choir !
Elle émerge dans une gaine blanche. Sorismonde ramasse la chape. Elle lui tend sa couronne.
Prends mes perles aussi, tout ce qui me déguise.
Ouf !
De quelques lys prestement arrachés à la gerbe, elle se coiffe.
Ouf ! Me voici coiffée à peu près à ma guise,
De quelques fleurs encore perlières de la nuit !
Se jetant dans le fauteuil.
Oui, tu sais bien que je suis bonne par ennui !
Un temps.
Au fait, est-ce bien par ennui que je suis bonne ?
Non, c’est par intérêt qu’aux pèlerins je donne
Mes plus beaux lys avec de touchantes façons.