Échos, souffles, concerts de l’onde et du feuillage !
Que seraient vos accents, vos bruits, vos mille sons,
Si le poète ému, traduisant ce langage,
N’exprimait en ses vers l’âme de vos chansons ?…
I
Je suis le suave murmure
De toute la création,
Lorsqu’à l’horizon qui s’épure,
Sourit un matinal rayon.
Je suis la rumeur faible et vague
Qui s’exhale du flot vermeil
À l’heure où le sein de la vague
Palpite aux baisers du soleil.
Je courtise la fraîche Ondine
Dans son alcôve de roseaux,
Et je mêle ma voix badine
Aux molles chansons des ruisseaux.
II
III
IV
V