Comme un point dans ta nuit j’ai peine à t’apparaître ;
Mais pourtant plein de foi je voudrais te calmer,
Quand les esprits divins que mon âme a vus naître
.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Reviennent me charmer.
Dans le fond de mon cœur, de plus en plus célestes,
Je les vois se grouper en surmontant ses bords ;
Ineffables amis ! vous roulez dans vos gestes
De délirants transports ;
Mais ne pourrais-tu pas émanciper toi-même
Les forces de ton cœur ? Si tu dors un instant,
Dieu réveille ton âme, et son âme suprême
L’inspire cependant !
Mon Dieu, comme la vie est imprégnante et forte !
Aussitôt qu’on existe on a toujours été !
Élancés dans le tour, on sent qu’il nous emporte
De toute éternité !
Le sentiment suffit pour nous prouver l’extase
Où Dieu dans un désir se transfigure encor !
L’avenir apparaît, et la prière embrase
Cet autre Mont-Thabor !
Pour l’âme échevelée, un bruit de feuille morte
Met la démence au front. ― Aux reflets du croissant
Je crois voir, quand la bise entre-baille la porte,
Un spectre éblouissant ;