Italia mia, benchè il parlar
Sia indarno alle piaghe mortali
Che nel bel corpo tuo si spesse veggio.
Ô divin exilé, sur un mode nouveau
Je vais dire aux Français ton antique berceau,
Veille sur moi du ciel dans ce monde où nous sommes,
Car j’ai quitté pour toi le grand troupeau des hommes.
De ta savante main, Dante, conduis mes pas,
Et sous l’ardent soleil ne m’abandonne pas !
Comme tu fus guidé dans ton fatal voyage,
Guide-moi, vieux Toscan, dans mon pélerinage.
L’œil baissé de respect, je tiens ton livre saint,
Et du jonc consacré mon corps est déjà ceint :
Marche donc devant moi, maître et sacré poète,
Et j’entrerai sans peur dans la route secrète.