Ces beaux coteaux au long chef verdissant
Qui vont cernant l’email de tant de prées,
Et ce ruisseau qui au bas des vallées
D’un long repli va leurs beautés croissant,
Me font renaître, et me vont nourrissant
Le souvenir de ces Grâces sacrées,
Quand, au blanc sein de ma Dame égarée,
De cent beautés le vont embellissant.
Doncque soyez mes témoins, ô coteaux,
Et vous, ô prés, et vous, gentils ruisseaux.
Du grand plaisir qu’un penser me donnoit,
Lorsqu’appuyé dessus une fenêtre
D’un fort château, ce penser faisait naître
Un long travail qui mon cœur consumoit.