Comme au temps où tu ciselais XX
Ton poëme aux rimes fleuries,
Le printemps ouvre son palais
En étalant sur les prairies
Un tapis à ses armoiries.
Adieu les pensers attristants
Dès qu*on surprend sous la tonnelle
L’écho des aveux palpitants ․…
Avril est l’idylle éternelle.
Pour tous les faiseurs de couplets
Il est d’exquises rêveries
Devant l’aube aux pâles reflets
Qui, des campagnes assombries,
Fait surgir toutes les féeries.
Il est des sentiers fort tentants
Pleins de mousse et de pimprenelle
Pour les rimeurs impénitents…
Avril est l’idylle éternelle.
La vigne encadre les volets
De festons et de broderies.
Les papillons, blancs feux-follets,
Prodiguent leurs galanteries
Aux pauvres roses attendries…‥
Puisque le long des bois chantants
Éros se tient en sentinelle.
Vivent les filles de vingt ans !
Avril est l’idylle éternelle.
Envoi