Ils ne sont plus, ces enfants de la gloire,
Ces vieux martyrs de la valeur !
Pour la première fois, trahis par la victoire,
Ils sont tombés aux champs d’honneur !
La Grèce, admirant leur vaillance,
L’œil en pleurs, se consume en regrets superflus,
Et le Perse étonné de tant de résistance,
Fier d’un premier succès, répète : Ils ne sont plus !
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Hélas ! paraîtront-ils ces jours d’ignominie,
Ces jours de honte et de douleur,
Où des Trois Cents fameux on verra la patrie
Se courber devant un vainqueur ! ! !
Dieux ! le permettrez-vous… déjà sur son rivage,
L’Eurotas a revu de nouveaux bataillons…
Et Sparte aussi, du milieu du carnage,
Voit le sang de ses fils abreuver leurs sillons ! ! !
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Si je ne devais pas mon bras à ma patrie,
À Charle, aux Bourbons, à mes rois,
Grèce, j’irais aussi sur ta terre chérie,
Essayer mon épée, et défendre tes droits !
Alors, si j’expirais dans ces jours de victoire,
Qui nous rappellent Marathon !
Que je mourrais heureux ! puisqu’à jamais la gloire
De l’oubli sauverait mon nom !
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Vous, Grecs, marchez !… que la victoire
Soit fidèle à vos étendards !
Marchez ! vous trouverez la gloire
Dans le sein des périls, au milien des hasards !…
Marchez ! pour moi, je consacre ma lyre
À chanter vos brillants exploits !!
Marchez ! afin qu’on puisse dire :
« Ils ont vaincu, sans le secours des rois !!! »
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