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PoetósferaLa BibliotecaJoachim Bernier de La Brousse

Joachim Bernier de La Brousse · Barroco

Arbres feuillus, dont la verdeur première

francés

Arbres fueillus, dont la verdeur premiere

 ombrage l’huis du palais nompareil,

 Où le deſtin tient enclos ce bel œil

 Qui me rauit de ſa viue lumiere,

Las ! pleuſt au fils de la blonde Eſcumiere

 Qu’un iour prefix des l’Aube au doigt vermeil,

 Iuſqu’au coucher des courſiers du Soleil,

 Ie fuſſe vif ſous voſtre eſcorce Ormiere.

Deſpuis ce point, ie verrois curieux

 Ma belle Nymphe, eſclatante à mes yeux,

 Sans offenser ſes beautez que i’adore.

Ô grand amour, des grands Dieux le plus beau,

 Pour exalter le brandon qui t’honore

 Fay qu’en ce lieu ie reſſemble vn Ormeau.

Dieu gard celuy qui les ſauts inuenta,

 Soit Apollon, Philete, ou Athalante :

 Sous les lauriers de ma dame excellente

 I’eſtois-vn ſoir, dont mon feu s’augmenta.

Son frere aiſné de ſauter me tenta,

 Moytout ſoudain ie diſpoſay ma plante

 A ce contraſte, & la belle preſente

 Promit le prix dont il ſe contenta.

Quand ie la vey, mon pied foible, & debile,

 Par ſes atraicts, deuint fort, & agile,

 Plus que jamais de gloire ambitieux :

Ô faict d’Icare ! ou du fils de Clymene !

 Preſque mon chef il planta dans les Cieux,

 Croyant ſauter entre les bras d’Helene.

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La Biblioteca

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Autor
Joachim Bernier de La Brousse
Título
Arbres feuillus, dont la verdeur première
Lengua
francés
Época
Barroco
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-arbres-feuillus-dont-la-verdeur-premiere--joachim-bernier-de-la-brouss-0dfe84
Cita recomendada
Joachim Bernier de La Brousse, «Arbres feuillus, dont la verdeur première», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-arbres-feuillus-dont-la-verdeur-premiere--joachim-bernier-de-la-brouss-0dfe84.html

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