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PoetósferaLa BibliotecaAlbert Mérat

Albert Mérat · Modernismo

1887 — Les Collines

francés

Quand je monte vers la barrière,

En laissant la ville en arrière ;

Quand la rue est près de finir,

Un mirage, un décor, un rêve,

Au bout de mon chemin se lève :

Voyez les collines bleuir !

Je vous connais : vous êtes Sèvres ;

Vous avez des noms doux aux lèvres

Et des sourires tentateurs.

Vous êtes Meudon ; vous, Asnières,

Et vous faites bien des manières

Pour de si petites hauteurs.

C’est que vous êtes les collines

Chères, profondes et câlines,

Honneur charmant de notre été,

Et que vous êtes très jolies

Dans vos fines mélancolies

Et vos caprices de gaîté.

C’est, lorsque Mai verdit les branches,

Que vous nous donnez, les dimanches,

À pleins rayons votre soleil,

L’ombre qui tombe de vos chênes

Et, tout près des sources prochaines,

Une heure d’aise et de sommeil.

Vos clairières et vos futaies,

Les ronces mêmes de vos haies,

Tous vos sentiers, je les connais ;

Car rien de vous ne m’est farouche,

Et j’ai baisé plus d’une bouche

Dans les fleurs d’or de vos genêts.

Blondes collines apparues

Vers la banlieue, en haut des rues,

Clamart ou bien Montmorency,

Votre grâce est partout la même ;

Mais entre toutes je vous aime,

Ô montagnes en raccourci !

(Au Fil de l’Eau)

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Albert Mérat
Título
1887 — Les Collines
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1887-les-collines--albert-merat-ff6db6
Cita recomendada
Albert Mérat, «1887 — Les Collines», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1887-les-collines--albert-merat-ff6db6.html

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