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PoetósferaLa BibliotecaAlbert Mérat

Albert Mérat · Modernismo

1869 — La Ville

francés

Nos coteaux, les plus purs de tous & les plus doux,

Que, n’eût été la Grèce, auraient choisis les faunes,

Au bas de leurs sentiers poudrés de sables jaunes

Ont comme une hydre énorme éparse à leurs genoux.

La Ville nous fascine, étant moins près de nous,

Avec ses tours aussi royales que des trônes ;

Horizontale, bleue & blanche entre les cônes

Des châtaigniers plus verts & des chênes plus roux.

D’ici l’on ne voit rien que les langueurs farouches

Du monstre aux mille bras puissants, aux mille bouches,

Dont le grand soleil d’août ensanglante les yeux.

Elle est plus dangereuse ainsi ; mais, pour nous prendre,

Il faudrait que le ciel fût moins silencieux ;

Il faudrait que le bois ne sût pas nous défendre.

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Albert Mérat
Título
1869 — La Ville
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1869-la-ville--albert-merat-0f1802
Cita recomendada
Albert Mérat, «1869 — La Ville», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1869-la-ville--albert-merat-0f1802.html

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