CADA PIEZA VIVE EN UNA DIRECCIÓN · NADA VIVE EN UNA SOLA SALA  

PoetósferaLa BibliotecaEmmanuel des Essarts

Emmanuel des Essarts · Modernismo

1866 — Placida

francés

Lorsque nous revenons de Perpignan la nuit,

Vers toi mon cœur plus libre et plus léger s’élance

Vers tes yeux alanguis de noble nonchalance,

Pôle mystérieux dont l’aimant me conduit.

Une douceur lactée emplit les cieux : le bruit

Glisse mélodieux à travers le silence.

L’apaisement s’étend ainsi qu’une aile immense ;

La clarté pacifique aux fronts des astres luit.

Et je songe que seule en ton discret réduit

Plein de parfums, de fleurs et de chaude opulence,

Cherchant d’un regard vague un souvenir qui fuit,

Tu daignes me mêler à cette somnolence

Sereine, et que ton rêve intérieur me suit,

Ô si calme dans ta radieuse excellence.

Sigue explorando

Por su autor
Emmanuel des Essarts · 4 piezas más en la casa
Dónde vive
La Biblioteca

← 1866 — Les ViergesÀ celle qui est trop loin →

Expediente

Autor
Emmanuel des Essarts
Título
1866 — Placida
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1866-placida--emmanuel-des-essarts-4ce108
Cita recomendada
Emmanuel des Essarts, «1866 — Placida», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1866-placida--emmanuel-des-essarts-4ce108.html

Las obras de dominio público se reproducen íntegras, con atribución y en la ortografía de su impreso. ¿Ves una errata o conoces una fuente mejor? Escríbenos desde Sobre la casa.