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PoetósferaLa BibliotecaLéon Valade

Léon Valade · Modernismo

1866 — L’Asile

francés

Les vieux tilleuls fleuris embaument… Le parterre,

Abandonné, végète au gré de la saison.

De la grille on ne voit qu’un pan de la maison

Petite et sombre au fond d’un quartier solitaire.

La maison est petite : et d’un air de mystère

Les massifs du jardin bornent son horizon.

Tout ce qu’ont écouté cette ombre et ce gazon

D’extatiques secrets, on voit qu’ils l’ont su taire.

C’est là, c’est dans ce coin qui serait l’univers,

Dans cet ancien logis, et sous ces arbres verts

Pieux comme un préau de couvent catholique,

Qu’en mes rêves je vois deux amants, muets, seuls,

Abriter un bonheur doux et mélancolique,

Ainsi qu’aux soirs de mai l’arome des tilleuls.

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Léon Valade
Título
1866 — L’Asile
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1866-lasile--leon-valade-b40af9
Cita recomendada
Léon Valade, «1866 — L’Asile», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1866-lasile--leon-valade-b40af9.html

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