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PoetósferaLa BibliotecaEugène Lefébure

Eugène Lefébure · Modernismo

1866 — Couchant

francés

Le soleil disparaît dans son rouge brasier,

Et le fleuve qui dort sous l’arche des nuages,

Semble un champ noir coupé par des reflets d’acier.

Vénus rit dans un fond sinistre de feuillages.

Les bruits, les pas, les voix s’éteignent. C’est la nuit.

Le crépuscule blanc pâlit sur l’eau moirée,

Et l’ombre couvre tout de sa grande marée ;

Comme un vaisseau dans l’eau je sombre dans l’ennui.

Oh ! quand on n’aime plus, est-ce vivre que vivre ?

Quand les ans sont passés où le printemps enivre,

Vaut-il pas mieux mourir et s’en aller dehors ?

Qu’en dis-tu, ciel drapé d’immobiles tentures ?

Qu’en dites-vous, bois noirs, champs tristes, fleurs obscures ?

Vous tous, en qui revit la poussière des morts ?

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Eugène Lefébure
Título
1866 — Couchant
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1866-couchant--eugene-lefebure-357be3
Cita recomendada
Eugène Lefébure, «1866 — Couchant», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1866-couchant--eugene-lefebure-357be3.html

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