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PoetósferaLa BibliotecaAuguste Vacquerie

Auguste Vacquerie · Modernismo

1866 — À une femme

francés

Quand l’auteur du seul poëme,

Le soir du sixième jour,

Ayant tout fait, fit l’amour,

Il s’en admira lui-même !

Il se dit : « Non ! c’est trop beau !

Alors, pour le ciel que faire ?

Si je mets cela sur terre,

Que mettre dans le tombeau ? »

Il voulut donc nous reprendre

Ce grand amour près duquel

Toutes les flammes du ciel

Ne seraient plus qu’ombre et cendre.

Mais, comme il vint à penser

Que ses pauvres créatures,

Contre cent mille tortures

N’avaient rien que leur baiser,

Il laissa, père flexible,

L’amour au triste univers ;

Mais il y mit pour envers

Le plus de douleur possible.

Il fit que, joie et souci,

Pleur qui rit, rire qui pleure,

Notre chose la meilleure,

Hélas ! fût la pire aussi.

C’est pourquoi, ma bien-aimée,

Tout nous sépare, et pourquoi

L’avenir est devant moi

Comme une porte fermée.

Parfois, voyant s’abîmer

Notre espoir dans la nuit noire,

Nous en venons à nous croire

Malheureux de nous aimer !

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Por su autor
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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Auguste Vacquerie
Título
1866 — À une femme
Lengua
francés
Época
Modernismo
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-1866-a-une-femme--auguste-vacquerie-de99d5
Cita recomendada
Auguste Vacquerie, «1866 — À une femme», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-1866-a-une-femme--auguste-vacquerie-de99d5.html

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