Qu’ils fassent sur la maison un bruit de tambour voilé ; Qu’ils sortent de l’ombre, culbutent, éclatent au soleil et rentrent dans l’ombre ; Que leur col fugitif vive et meure comme l’opale au doigt ; Qu’ils s’endorment, le soir, dans la forêt, si pressés que la plus haute branche du chêne menace de rompre sous cette charge de fruits peints ;
Que ces deux-là échangent des saluts frénétiques et brusquement, l’un à l’autre, se convulsent ; Que celui-ci revienne d’exil, avec une lettre, et vole comme la pensée de notre amie lointaine (Ah ! un gage !) ; Tous ces pigeons ; qui d’abord amusent, finissent par ennuyer. Ils ne sauraient tenir en place et les voyages ne les forment point. Ils restent toute la vie un peu niais. Ils s’obstinent à croire qu’on fait les enfants par le bec. Et c’est insupportable à la longue, cette manie héréditaire d’avoir toujours dans la gorge quelque chose qui ne passe pas. Les deux pigeons — Viens, mon grrros… viens, mon grrros… viens, mon grrros…
EN HABIT DE GALA, IL ÉTAIT PRÊT.